La Saudi Pro League ne cesse d’aimanter les plus grosses fortunes du football mondial, et la saison 2026/27 ne déroge pas à la règle. Derrière l’ogre Cristiano Ronaldo, toujours indétrônable en tête du classement des salaires, une razzia se dessine : quatre joueurs africains, tous originaires d’Afrique de l’Ouest, s’installent confortablement dans le Top 20. Et il ne s’agit pas de simples figurants : Sadio Mané et Kalidou Koulibaly trustent carrément le podium général, juste derrière CR7.
Zoom sur ces quatre ambassadeurs du continent qui prouvent, chiffres à l’appui, que l’Afrique n’est plus seulement pourvoyeuse de talents pour le Golfe, mais aussi l’une de ses locomotives économiques.
#1 Sadio Mané, le lieutenant grassement payé de Ronaldo
Avec environ 769 000 euros par semaine, Sadio Mané n’est pas seulement l’Africain le mieux payé de la Saudi Pro League : il est tout simplement le deuxième salaire du championnat, juste derrière son coéquipier portugais à Al Nassr.
Ce qui frappe dans le cas du Sénégalais, c’est la longévité de sa réussite financière en Arabie saoudite : arrivé après un passage discret au Bayern Munich, il a su se réinventer aux côtés de Ronaldo pour former l’une des attaques les plus redoutées — et les plus rémunérées — du pays.
À l’heure où son contrat se rapproche de son terme, la question de sa prolongation devient un enjeu à la fois sportif et financier pour Al Nassr, tant son aura de capitaine des Lions de la Teranga continue de peser dans le rayonnement commercial du club.
#2 Kalidou Koulibaly, le roc d’Al Hilal qui n’a jamais regretté son choix
Troisième du classement général avec environ 667 000 euros hebdomadaires, Kalidou Koulibaly confirme qu’un défenseur central peut, lui aussi, s’inviter tout en haut de la hiérarchie salariale saoudienne.
Le capitaine des Lions de la Teranga avait été l’un des tout premiers cadres africains à sauter le pas vers la Saudi Pro League, quittant la Premier League et Chelsea pour Al Hilal — un pari qu’il assumait ouvertement pour des raisons financières autant que sportives.
Plusieurs années après, force est de constater que le pari a payé : toujours titulaire indiscutable dans l’un des projets les plus huppés du royaume, il incarne la stabilité qu’Al Hilal recherchait pour verrouiller sa défense au sommet.
#3 Mohamed Simakan, la nouvelle génération qui monte au sein du vestiaire d’Al Nassr
Moins médiatisé que ses deux glorieux aînés, Mohamed Simakan s’impose pourtant comme une preuve que la Saudi Pro League ne mise plus uniquement sur des stars en fin de carrière.
Avec environ 235 000 euros par semaine, le défenseur formé en France et aux origines guinéennes a rejoint Al Nassr et s’est rapidement imposé comme une pièce maîtresse de l’arrière-garde, aux côtés de cadres bien plus expérimentés que lui.
Sa présence dans ce Top 20 illustre une tendance de fond : les clubs saoudiens n’hésitent plus à investir massivement sur des profils plus jeunes, en pleine capacité physique, plutôt que de se contenter de stars vieillissantes venues terminer leur carrière au soleil.
#4 Édouard Mendy, le dernier rempart sénégalais qui a fait le pari d’Al Ahli
Avec environ 230 000 euros par semaine, Édouard Mendy referme ce Top 4 africain tout en consolidant la razzia sénégalaise sur le classement. Après des mois compliqués du côté de Chelsea, le portier avait choisi Al Ahli pour se relancer, séduit autant par le projet sportif que par les conditions financières proposées.
Depuis, il s’est imposé comme l’un des gardiens de référence du championnat, contribuant à faire d’Al Ahli l’un des clubs les plus compétitifs dans la course aux joueurs africains les mieux payés.
Une razzia sénégalaise qui en dit long sur le rayonnement du continent
Au-delà des chiffres, la présence de ces quatre joueurs dans le Top 20 des salaires de la Saudi Pro League 2026/27 raconte une histoire plus large : celle d’un continent africain — et en particulier d’un Sénégal individuellement très représenté — devenu un vivier incontournable pour les grands projets du Golfe. Trois profils différents, trois générations de carrière, mais une même conclusion : l’Afrique n’est plus un simple réservoir de talents bon marché pour le football mondial, elle négocie désormais d’égal à égal avec les plus grandes stars de la planète.




