À 24 ans, Abde Ezzalzouli a déjà parcouru un sacré chemin : parti d’un quartier populaire de Béni Mellal, formé dans l’anonymat d’Hércules, révélé au monde par le Barça avant de trouver sa pleine dimension à Séville. Sur le terrain, ses accélérations et ses appuis rendent le Betis dangereux. Hors du terrain, un autre chiffre grimpe en silence : son compte en banque. Salaire, patrimoine, mode de vie — voici ce que l’on sait vraiment de la situation financière de l’international marocain, et ce qui relève encore du domaine privé.
Un salaire qui a changé de dimension
Le tournant est daté : en octobre 2024, Ezzalzouli a paraphé une prolongation de cinq ans avec le Real Betis, un engagement qui le lie au club andalou jusqu’en 2029. Sur le papier, l’accord traduit la confiance du club dans son ailier : environ 2 millions d’euros de salaire fixe par an, soit à peu près 38 500 euros chaque semaine, auxquels s’ajoutent jusqu’à 240 000 euros de primes annuelles liées aux performances. Au total, le contrat pèserait environ 11,2 millions d’euros sur cinq saisons.
Le contraste est frappant avec ses émoluments précédents. À Barcelone, où il n’était qu’une pièce du puzzle Koeman puis Xavi, il touchait environ 300 000 euros par an — une somme dérisoire au regard de ce qu’il perçoit désormais. Le prêt à Osasuna, lui, s’apparentait davantage à un tremplin sportif qu’à une opération financière. Le Betis a donc multiplié sa valeur salariale par près de sept en l’espace de quelques saisons, à mesure que le joueur gagnait en régularité et en influence dans le jeu andalou.
Et l’histoire n’est sans doute pas terminée. Ezzalzouli reste sur une saison encourageante malgré une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des terrains une bonne partie de l’année, y compris de la Coupe du monde 2026 avec le Maroc. Le Betis, conscient de sa valeur marchande — estimée à environ 30 millions d’euros — a verrouillé son avenir avec une clause libératoire fixée à 60 millions d’euros, refusant jusqu’ici toute offre inférieure. Plusieurs clubs de Premier League surveillent le dossier de près : un futur transfert outre-Manche pourrait faire grimper ses revenus dans des proportions encore plus spectaculaires, la Premier League étant réputée pour ses grilles salariales généreuses.
Une vie sentimentale tenue loin des projecteurs
Sur ce terrain-là, Ezzalzouli joue la carte de la discrétion absolue. Contrairement à nombre de ses coéquipiers ou concurrents qui exposent volontiers leur compagne sur les réseaux sociaux, l’ailier marocain n’a jamais officialisé de relation, ni laissé filtrer d’informations vérifiées sur sa vie sentimentale. Les rumeurs circulent régulièrement sur les réseaux — comme c’est le cas pour tout footballeur de son calibre — mais aucune d’entre elles ne repose sur une source fiable ou une confirmation de l’intéressé ou de son entourage. Pour l’heure, cette part de sa vie demeure, par choix assumé, hors de portée du public.
Une adresse à Séville, mais aucun détail public
Depuis son arrivée au Betis à l’été 2023, Ezzalzouli s’est installé dans la région sévillane, comme la quasi-totalité de l’effectif professionnel du club. Rien d’étonnant, à ce niveau de salaire, à ce qu’il ait investi dans un logement à la hauteur de son statut — c’est la norme pour un joueur émargeant à plusieurs millions d’euros par saison dans un grand championnat européen. Mais aucune information vérifiée — adresse, surface, montant de la transaction — n’a jamais été rendue publique à ce sujet, et rien ne permet, en l’état, d’aller au-delà de cette hypothèse raisonnable.
Le mystère du garage
Même constat du côté des voitures. De nombreux footballeurs de Liga affichent leurs véhicules haut de gamme sur les réseaux, entre partenariats et coups de communication. Ezzalzouli, lui, n’a jamais dévoilé de collection automobile ni laissé entrevoir de marque en particulier. Qu’il s’agisse d’un choix personnel de discrétion ou simplement d’un désintérêt pour ce genre d’exposition, le sujet reste, à ce jour, entièrement fermé — et toute affirmation contraire relèverait de la pure spéculation.
Fortune estimée : entre 2,6 et 4,3 millions d’euros
Reste la question centrale : combien vaut aujourd’hui le patrimoine d’Abde Ezzalzouli ? Les estimations les plus sérieuses évoquent une fourchette de 3 à 5 millions de dollars pour 2026, soit environ 2,6 à 4,3 millions d’euros au cours actuel du change. Ce montant agrège plusieurs sources de revenus : l’essentiel provient de son salaire au Betis, mais s’y ajoutent des rentrées publicitaires potentielles — sponsors sportifs, équipementier, contrats liés à son image au Maroc où sa popularité a grimpé en flèche depuis le sacre continental de la sélection — ainsi que le cumul de ses gains depuis ses débuts professionnels à Hércules.
Cette fortune reste, à l’échelle du football européen, encore modeste comparée à celle des toutes premières stars du continent. Mais la trajectoire est claire : entre la revalorisation salariale de 2024, l’intérêt affiché par plusieurs cadors anglais et une cote sportive en hausse constante malgré les pépins physiques, Ezzalzouli a toutes les cartes en main pour voir son patrimoine grimper significativement dans les prochaines années — pour peu que sa santé, elle, tienne le rythme.
Reste que, pour l’instant, le natif de Béni Mellal garde jalousement ce qui ne se joue pas sur un terrain : sa vie privée.




