Centrafrique : La terreur se déchaine à l’approche des élections

centrafrique élections
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur telegram
Partager sur whatsapp
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur telegram
Partager sur whatsapp

En Centrafrique, attaque contre les militaires, accrochages avec la Minusca, policiers expulsés, marchands rançonnés… Le 3R n’a pas fini de faire parler de lui dans le Nord-Ouest de la République Centrafricaine.

Le groupe Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R), une des milices rebelles les plus puissantes du pays, a déjà donné le ton pour les élections présidentielles et législatives de décembre.

Leur chef Sidiki Abass interdit aux équipes électorales et à l’armée de pénétrer le territoire, qu’il réclame sous son contrôle. Un territoire au Nord-Ouest de la République Centrafricaine que les quelque 800 casques bleus peinent à stabiliser.

« La situation dans le secteur Ouest est volatile et imprévisible. Comme vous le savez les 3R sèment la panique parmi la population locale, en se cachant et en remettant des habits de civils la nuit. »

Explique le Major Rubaiyat, un officier bangladais détachés auprès de la Minusca, la mission de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique.

Lire aussi : Nigeria : Le pays occupe-t-il la place qu’il mérite sur le continent ?

Si la Minusca a lancé une offensive en juin déloger le groupe, des centaines de miliciens éparpillés dans la brousse continuent de semer la terreur. Il y a une année encore, le nord-ouest était pourtant considéré comme un exemple des tentatives de l’Etat pour rétablir son autorité sur le territoire.

« En ce moment, nous sommes embêtés par les hommes armés des 3R. Tantôt ils braquent les gens en route, pour prendre leur argent. C’est pas sérieux »

Se plaint Thomas Yambia, un habitant de la région.

Si le 3R est l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum, le groupe se semble pas arrêter les combats. Une paix qui serait pourtant bienvenue, après plus de sept ans de guerre civile.

Des élections à haut risque dans un pays en guerre civile depuis plus de sept ans et dont plus des deux tiers du territoire sont sous la coupe des milices armées.

Avec AN

0
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur telegram
Partager sur whatsapp

À lire aussi