Combien vaut la villa turque de Mohamed Salah, et où se trouve-t-elle vraiment ?

22.08.2026

Neuf saisons, 257 buts, deux titres de champion d’Angleterre et une Ligue des champions plus tard, Mohamed Salah a définitivement tourné la page Liverpool. Le 6 août 2026, l’attaquant égyptien de 34 ans a signé un contrat de deux saisons (avec une troisième en option) en faveur de Trabzonspor, club septuple champion de Turquie basé sur la côte de la mer Noire. Un mercato qui a électrisé tout un pays — et relancé une question bien plus intime : dans quelle maison le nouveau capitaine de Trabzon va-t-il désormais poser ses valises ?

Car si le feuilleton sportif est désormais réglé, le feuilleton immobilier, lui, reste ouvert. Et il s’écrit sur deux rives très différentes de la Turquie.

Bodrum, le refuge secret acheté un an avant Trabzonspor

L’histoire commence en réalité bien avant l’épisode Trabzonspor. Dès l’été 2025, en vacances sur la côte égéenne à l’invitation d’un partenaire d’affaires britannique, Salah avait été conquis par la région de Bodrum. Séduit par la douceur de vie locale, il avait fini par acquérir une villa neuve dans le quartier très prisé de Gündoğan-Küçükbük, au sein du programme résidentiel haut de gamme Mare, pour un montant rapporté à environ 10 millions de dollars, soit approximativement 9,3 millions d’euros au cours actuel.

Ce choix n’a rien d’un caprice de vacancier. Comme ses résidences historiques du Cheshire, près de Liverpool, et celle qu’il possède en Égypte, la propriété de Bodrum a été pensée pour concilier deux exigences que Salah place au-dessus de tout : l’intimité familiale et la continuité de sa préparation physique. Le bien dispose d’un accès direct à une plage privée, de vastes terrasses tournées vers la mer Égée, d’un espace bien-être complet (salle de sport, sauna, spa, hammam traditionnel turc), ainsi que d’un cinéma privé, d’une bibliothèque et de logements séparés pour le personnel de maison.

Une nouvelle idée mérite d’être posée ici : cette villa n’a jamais été achetée en vue d’un transfert. Elle a précédé de plus d’un an l’arrivée de Trabzonspor dans l’équation, ce qui change complètement la lecture de cet investissement. Il ne s’agit pas d’un pied-à-terre de footballeur en fin de carrière planifiant sa reconversion en Turquie, mais d’un coup de cœur personnel, presque sentimental, pour une région où Salah avait pu se promener incognito, casquette vissée sur la tête, loin des projecteurs de la Premier League.

Trabzon n’est pas Bodrum : plus de 1 300 kilomètres séparent les deux adresses

C’est là que le récit prend une tournure inattendue. Trabzonspor, le nouvel employeur de Salah, est basé à Trabzon, sur la côte turque de la mer Noire — à l’opposé géographique de Bodrum, station balnéaire du sud-ouest égéen. Entre les deux villes, comptez plus de 1 300 kilomètres par la route, soit à peu près la distance entre Paris et Naples. Impossible, donc, de faire de la villa de Küçükbük une résidence de saison : aucun club professionnel n’accepterait un tel trajet pour les entraînements quotidiens.

Une idée neuve à explorer : la villa de Bodrum pourrait bien devenir, pour Salah, ce que le sud de la France est à certains cadres parisiens — une résidence secondaire de rupture, pensée pour les trêves internationales, l’intersaison ou les moments en famille loin des obligations sportives, plutôt qu’un lieu de vie hebdomadaire. Reste alors la question centrale : où le joueur va-t-il réellement s’installer à Trabzon ?

À ce stade, aucune officialisation n’a filtré sur un bien immobilier acheté ou loué spécifiquement à Trabzon. Les stars fraîchement transférées en Süper Lig optent généralement, dans un premier temps, pour des résidences de standing en location dans les quartiers résidentiels surplombant la mer Noire, le temps de s’acclimater — une hypothèse plausible pour Salah, qui découvre une ville et un climat radicalement différents de ceux du Cheshire ou de l’Égée.

Un contrat XXL, désormais chiffré en euros

Sur le plan strictement financier, Trabzonspor n’a pas fait les choses à moitié. Selon les informations convergentes de plusieurs médias, dont The Sun et la presse turque, Salah percevra une rémunération garantie de 17 millions d’euros par saison, se décomposant en 10 millions d’euros de salaire fixe et 7 millions d’euros de prime de contrat renouvelée chaque année. Sur l’ensemble des deux saisons fermes, le montant garanti atteint donc 34 millions d’euros, avant primes de performance et intéressement sur les ventes de produits dérivés à son effigie.

À titre de comparaison, ce salaire annuel dépasse largement celui de la plupart des joueurs de Ligue 1 et ne serait devancé, dans le championnat français, que par l’attaquant du Paris Saint-Germain Ousmane Dembélé. Il reste toutefois inférieur aux 24 millions d’euros annuels que Salah touchait en fin de contrat à Liverpool — une baisse en apparence, largement compensée par une fiscalité turque nettement plus favorable, les clubs de Süper Lig prenant traditionnellement en charge une part importante des impôts de leurs stars étrangères.

Salaire fixe : 10 M€/an · Prime de contrat : 7 M€/an · Total garanti sur deux saisons : 34 M€ — avant bonus et pourcentage sur le merchandising.

Le mystère qui plane sur la prochaine adresse du Pharaon

Une nouvelle piste, jusqu’ici peu explorée, mérite d’être posée : et si Salah choisissait de conserver une forme de vie « suspendue » entre plusieurs points d’ancrage, à l’image de nombreux internationaux évoluant loin de leur pays d’origine ? Le Cheshire, où sa famille a longtemps vécu durant l’ère Liverpool, l’Égypte, où l’attachent ses racines et sa fondation caritative, et désormais la Turquie, avec Bodrum comme havre de vacances et Trabzon comme nouvelle base professionnelle : le profil qui se dessine est celui d’un sportif dont le patrimoine immobilier suit, comme une carte, les grandes étapes de sa carrière plutôt qu’un seul territoire.

Une chose est sûre : la discrétion qui a toujours entouré la vie privée de Salah — jamais de visite guidée dans ses propriétés, aucune photo de l’intérieur de ses résidences, une architecture pensée pour échapper aux objectifs — devrait se prolonger à Trabzon. Le club de la mer Noire, submergé de demandes médiatiques depuis l’officialisation du transfert, n’a communiqué aucun détail sur les conditions de logement de sa nouvelle star. Nous suivrons, avec autant de curiosité que de retenue, la prochaine étape de cette double vie turque.

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