Corée du Nord : Kim Jong-un envoie déjà des provocations à Joe Biden

Kim Jong-un Joe Biden
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Le dirigeant coréen Kim Jong-un n’a pas attendu l’investiture du nouveau président américain Joe Biden avant de lui lancer des hostilités en qualifiant les Etats-Unis du plus grand ennemi de son pays. Une façon de signaler au nouveau locataire de la Maison Blanche qu’il aura du pain sur la planche ?

En effet, depuis le résultat des élections américaines, la Corée du Nord s’était gardée de commenter la victoire de Joe Biden. Ce samedi 9 janvier, l’agence officielle a rapporté que Kim Jong-un avait qualifié les États-Unis de « plus grand ennemi de Pyongyang » à l’occasion du huitième congrès du parti qui se déroule depuis mardi. Le leader a également affirmé vouloir se doter d’un sous-marin nucléaire, des provocations claires à l’égard de Washington.

Kim Jong-un Joe Biden

Kim Jong-un a attendu quatre jours d’un congrès où très peu d’images ont été dévoilées au monde extérieur afin d’envoyer un message aux États-Unis, rapporte notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca. Le leader nord-coréen a menacé de continuer à développer les capacités nucléaires du pays, estimant que la politique de Washington, « plus grand ennemi du pays », ne changerait pas, quel que soit le locataire de la Maison Blanche. Pour Go Myung Hyun, chercheur à l’Asean Institute de Séoul, il est clair que Joe Biden ne représente pas une opportunité positive pour Pyongyang.

« Ils savent que cela ne viendra pas de Biden, il a d’autres priorités, explique-t-il. Je pense que Biden se met la tête dans le sable en attendant que le problème nord-coréen s’en aille mais cela ne sera pas le cas. La Corée du Nord sait que les États-Unis ne s’intéressent à eux que lorsqu’ils créent des problèmes. C’est leur leçon historique, et ils comptent bien la mettre en pratique ».

Politique de rétorsion

Comme provocation supplémentaire, le pays a annoncé le début d’une politique d’œil pour œil et dent pour dent avec Washington, et la volonté de développer son arsenal nucléaire, notamment avec l’annonce d’un sous-marin nucléaire en phase finale de développement. Il s’agit d’un message clair au nouveau président américain, qui aura donc un début de mandat chargé aussi bien en politique intérieure que sur l’échelle internationale. 

Lire aussi : La sœur de Kim Jong-un «prête à devenir la 1è femme dictatrice dans l’histoire moderne du monde»

Après avoir échangé insultes et menaces de guerre nucléaire, Kim Jong-un et le président américain Donald Trump avaient opéré un rapprochement, marqué par des rencontres aussi historiques que symboliques.

Mais aucun progrès n’a été réalisé sur l’épineux dossier des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang. Et les négociations sont au point mort depuis l’échec retentissant du deuxième sommet entre les deux hommes fin février 2019 à Hanoï.

Une des raisons de cette impasse a été l’absence de consensus sur les concessions que la Corée du Nord devrait faire en échange d’une levée des sanctions internationales pesant sur elle.

Mais Donald Trump n’a jamais inspiré à la Corée du Nord la haine qu’elle voue à Joe Biden, un « chien enragé » qu’il faudrait « battre à mort ». De son côté, le président élu a qualifié Kim Jong-un de « voyou ».

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