France : Le mari d’une nounou du Lot aurait montré une vidéo porno à une fille de 6 ans

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Le jeudi 16 septembre 2021, le mari d’une nounou était convoqué devant le tribunal correctionnel de Cahors pour avoir montré une vidéo porno à une fillette de 6 ans.

À peine appelé à la barre, avant que la présidente ait eu le temps de dire un mot pour rappeler les faits, Henri prend la parole, comme s’il était pressé d’en finir et de passer à autre chose, et dit d’un trait :

« Je reconnais les faits, je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête, elle voulait regarder des bêtises sur mon ordinateur portable, j’ai pas du tout réfléchi, j’ai mis une vidéo porno, j’ai l’habitude d’en voir. »

Ce n’est qu’après cette prise de parole que la présidente peut revenir sur les faits et expliquer le contexte.

Voici toute l’histoire

L’histoire se passe dans le Quercy Blanc. Un soir, une petite fille de 6 ans parle à son papa et lui raconte que « tonton », le mari de sa nounou, lui a montré sur son ordinateur des images qu’elle ne voulait pas voir, alors qu’elle était assise sur ses genoux. Et dit à son père qu’elle lui en parle parce qu’elle veut oublier. Le papa appelle son épouse et demande à sa fille de répéter ce qu’elle vient de lui révéler. Discrètement, la maman filme les paroles de sa fille, qui explique clairement ce qu’il s’est passé le 9 juillet chez son assistante maternelle.

Le 22 juillet 2020, le père de famille dépose une plainte à la gendarmerie contre Henri.

Dans le cadre de l’enquête, la petite fille racontera ce qu’il s’est passé à une psychologue. L’enfant décrit avec ses mots la vidéo porno, une scène de fellation. Elle précise que les images l’ont dégoûtée et qu’elle a dit « Beurk » au fameux « tonton ». Elle explique que l’adulte lui a demandé de ne rien dire à personne, que c’était leur secret. Elle précise que quand sa nounou était dans les parages, Henri arrêtait la vidéo puis la remettait une fois qu’elle s’était éloignée.

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De son côté, Henri, 61 ans, ne se souvient plus de tout ça, de l’histoire du secret… Quand la présidente du tribunal lui rappelle que l’enfant lui a demandé d’arrêter la vidéo, il explique « Je l’ai pas entendu ». Et répète :

« J’ai fait une bêtise énorme ». Il ne sait plus très bien combien de temps a duré le visionnage de la vidéo avec l’enfant sur ses genoux et parle de 5 minutes. Un expert informatique a fouillé dans l’historique de l’ordinateur et a retrouvé la trace de la vidéo qui a été visionnée entre 14 h 14 et 14 h 42…

Le psychologue qui a examiné la fillette a souligné le comportement exemplaire des parents, qui ont eu la bonne réaction, n’ont pas été dans la surenchère, ont su en parler avec leur fille… Ce milieu familial attentif et protecteur a permis à l’enfant de parler et de raconter ce qu’elle a vécu.

Suite à cette affaire, l’assistante maternelle en a parlé aux familles des enfants qu’elle gardait et a perdu son agrément. Le couple est en instance de divorce.

Après un accident du travail, Henri s’est reconverti en passant son permis « transport en commun ». Il conduit des personnes âgées mais aussi des jeunes dans le cadre du transport scolaire

La famille a été obligée de déménager

Présents au tribunal, les parents de la petite victime tiennent à témoigner. Le papa explique que son enfant « a été très perturbée pendant plusieurs semaines ».

« Il lui aurait dit qu’il faisait ça avec sa nounou et qu’elle aimerait ça quand elle serait grande. Elle voit un psychologue, elle a besoin d’en parler. »

Et raconte que le jour de la rentrée scolaire de septembre 2020, il aperçoit Henri qui assurait le ramassage scolaire en déposant des enfants. Ni une ni deux, il contacte le maire de la commune pour lui expliquer la situation et lui demander d’éloigner cet homme des enfants. Henri est alors affecté sur une autre ligne, avec des lycéens.

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Ne supportant plus de croiser régulièrement Henri, le couple décide de déménager .

« On a déménagé en avril dernier. Notre fille, qui est timide, a du mal à s’intégrer. On n’a rien fait… C’est difficile à accepter. »

Les parents ont dû encaisser un nouveau coup dur. Une semaine avant de déménager, leur fils leur a parlé de fait d’attouchement de la part du même homme, Henri. « Ça me paraissait important de parler de ces faits plus graves, d’atteinte à l’intégrité physique, que M. a contesté. Il n’est pas poursuivi pour ces faits-là. Les parents ne comprennent pas pourquoi ces faits sont classés sans suite » explique Me Émilie Geffroy, avocate des parents et de la petite fille.

La présidente du tribunal demande aux parents de ne pas culpabiliser. « Vous n’y êtes pour rien. Il ne faut pas ruminer. Vous avez très bien agi. »

« Ce n’est pas une bêtise, mais des faits graves »

Me Émilie Geffroy rappelle que les incidences de cette affaire « sont multiples » et « vont très loin dans la vie de cette petite fille ». « Elle a subi un préjudice moral. Il y a une réminiscence de ces faits. Pour la protéger, les parents ont pris la décision de déménager. Elle n’est plus dans la même école… » L’avocate demande des dommages et intérêts pour le préjudice moral.

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La substitut du procureur précise : « Ce n’est pas une bêtise, mais des faits graves constitutifs d’une infraction pénale ! Il reconnaît très vite les faits comme s’il ne voulait plus en parler. Ça dure de 14 h 14 à 14 h 42, ce n’est pas quelque chose de furtif. Il s’agit d’un comportement déviant extrêmement grave. L’enfant a la chance d’avoir deux parents unis, bienveillants. » Et demande une peine de 10 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans, assortie d’une obligation de soins, d’une interdiction d’exercer des activités en contact avec des mineurs, d’indemniser les victimes et l’inscription du prévenu au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

Invité à prendre la parole en dernier, n’ayant pas d’avocat, Henri explique qu’il n’a « rien de spécial à dire ».

« Je regrette énormément ce que j’ai fait. Je n’attends qu’une chose, c’est la mort. »

Le prévenu a été condamné à 6 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans, avec obligation de soins et d’indemniser les victimes. Il ne pourra plus transporter des élèves, puisque le tribunal lui interdit d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs. Il est aussi inscrit au FIJAIS. Le prévenu dispose d’un délai de 10 jours pour faire appel.

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