Gabon : Ali Bongo sentirait-il la fin de son règne ?

Ali Bongo
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Le Président de la République du Gabon Ali Bongo a introduit depuis quelques jours un projet de loi de révision de la constitution qui comportait principalement les conditions de son remplacement en cas de vacance du pouvoir.

Cette action fait réfléchir plus d’uns sur une possible préparation de la fin du règne du président qui assure déjà ses arrières. Toutefois il est important de rappeler que le Président Ali Bongo selon de sources proches serait actuellement en très bonne santé. De quoi rassurer tout une population.

«Il n’y a aucune inquiétude à avoir sur l’état de santé du président Ali Bongo», a déclaré à RFI, Jessye Ella Ekogha, porte-parole du président Ali Bongo.

En effet, en cas d’adoption du projet de révision, l’intérim du président de la République par le président de l’Assemblée nationale, son collègue du Sénat et aussi le ministre de la Défense.

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C’est surtout ce dernier point qui nourrit la polémique, mais il y a aussi l’immunité accordée au président de la République et aux parlementaires même après la cessation de leurs fonctions.

C’est donc à la nuit tombée, mardi, que ces leaders de l’opposition et de la société civile ont publié leur déclaration. Ils reconnaissent d’emblée que l’immunité accordé au chef de l’État et aux parlementaires est une garantie qui leur est accordée :

« pour les protéger pendant l’exercice de leur mandat », mais « l’extension de celle-ci au-delà de cette période est une déviation. Elle cache la crainte de rendre compte des actes délictueux ou criminels (…). Ce qui est inacceptable », déclarent-ils. Et ils insistent : aucun « tripatouillage constitutionnel ne peut préserver de poursuites ».

C’est pourquoi ils appellent à « une mobilisation nationale pour barrer la route à ce plan machiavélique ».

Plus tôt, en milieu d’après-midi, c’est le porte-parole de la présidence de la République qui a convoqué la presse. Jessye Ella Ekogha a accusé l’opposition de vouloir manipuler l’opinion. Il a rappelé que l’article 78 qui dispose que

« le président de la République qui a cessé ses fonctions ne peut être mis en cause, poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé » existait déjà dans la Constitution révisée en 2018.

Ce texte prévoit que le président de la République en fonction puisse être jugé pour « violation de son serment ou haute trahison » alors qu’avec la révision a Haute Cour de justice pourra le juger pour d’autres crimes, ce qui est, selon Jessye Ella Ekogha, « plus contraignant pour le chef de l’État ».

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