Invasion en Ukraine : En colère contre Poutine, une femme russe se coud la bouche

Invasion en Ukraine : En colère contre Poutine, une femme russe se coud la bouche

Pour protester contre la censure des manifestations contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une femme russe se fait coudre la bouche.

Nadezhda Sayfutdinova, une militante d’une trentaine d’années, s’était cousue la bouche avant de descendre dans les rues de la capitale, pour manifester seule contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie, apporte afrikmag. Apres son geste, Nadezhda Sayfutdinova, fait face à des poursuites judiciaire et les autorités tentent de la faire interner dans un établissement psychiatrique.

Dans les rues, Nadezhda Sayfutdinova, a brandi une pancarte qui dénonce le code moral de la Russie de Poutine qui bâillonne les citoyens opposées à la guerre. « Vous ne pouvez pas vous taire !!! Vous ne pouvez pas vous taire !!! Le prix est notre conscience. La guerre n’est pas la paix !!! La liberté n’est pas l’esclavage !!! L’ignorance n’est pas le pouvoir !!! »,avait-elle écrit dur la pancarte. La militante a ensuite été arrêtée par la police dans la ville orientale d’Ekaterinbourg, puis enfermer dans un établissement psychiatrique.

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Interrogée par les représentants du groupe de défense des droits humains OVD-Info, elle a déclaré : « Ma bouche était vraiment cousue avec une aiguille et du fil. Une ambulance a été appelée au poste [de police] pour inspecter les dégâts et enlever les fils. Je l’ai cousu moi-même. », rapporte le confrère.

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Elle a d’abord été emmenée dans une clinique de traumatologie, puis à la clinique psychiatrique n°3 de la ville. Son avocat Fedor Akchermyshev et OVD-Info ont appelé au soutien du public pour obtenir sa libération. Mme Sayfutdinova a déclaré : « La police m’a traitée sans violation, mais ils ont appelé une équipe psychiatrique, qui a utilisé la force brutale contre moi… J’ai refusé d’y aller. » Elle a qualifié ce qui lui a été fait de « psychiatrie punitive ». « J’étais sous le choc – c’était de la psychiatrie punitive. C’était très effrayant », a-t-elle révélé.

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