Mali : 5 personnes poursuivies dans une affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat

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L’affaire de la tentative de coups d’Etat  au Mali continue de faire couler d’encre. Malgré que les autorités aient voulu jouer à la discrétion totale dans le traitement des dossiers,  quelques informations importantes ont pu fuiter.

En effet, selon RFI, deux personnes ont été libérées, cinq autres transférées à la gendarmerie. Sékou Traoré, chef de cabinet de la présidence avec rang de ministre, ainsi que Souhahebou Coulibaly, directeur de l’agence d’État Agefau, ont bel et bien pu rentrer chez eux libres. Sékou Traoré a même repris son travail au palais présidentiel.

Mais les cinq autres personnes interpellées ont été transférées vendredi soir au Camp 1 de la gendarmerie de Bamako après avoir été détenues plusieurs jours en dehors de toute procédure légale. Leur cas a donc été judiciarisé.

Il s’agit de deux hauts cadres du Trésor public, messieurs Koné et Keita, du directeur du PMU, Vital Robert Diop, du chroniqueur radio et militant contestataire Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, ainsi que du directeur adjoint de l’agence d’État Agefau, Aguibou Tall, par ailleurs demi-frère de l’ex-Premier ministre Boubou Cissé.

C’est le cabinet de Maître Kassoum Tapo qui défend les intérêts de l’ex-Premier ministre et d’Aguibou Tall, à qui l’un de ses collaborateurs a pu rendre visite.

« Il est poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État », explique l’avocat, qui précise que son client a été interrogé sur ses liens avec les autres personnes arrêtées ou avec le syndicat UNTM, l’Union nationale des travailleurs du Mali.

Selon l’avocat, les autres personnes détenues seraient poursuivies pour les mêmes motifs.

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Les autorités de transition n’ont jamais communiqué sur cette série d’interpellations, elles n’en ont donc jamais expliqué les raisons, mais les questions posées au client de Maître Tapo confirment certaines informations qui avaient déjà filtré :

« Ils lui ont parlé de tentative de déstabilisation et de coup d’État. Mais il n’y a rien à part des questions, affirme Maître Tapo, ils n’ont aucune preuve matérielle ».

Il appartient dorénavant au procureur d’en décider, et de transmettre ou non les dossiers à un juge d’instruction. 

Avec RFI

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