Mali : Le pays décrète 3 jours de deuil à compter de ce jeudi

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L’attaque d’un poste des forces de sécurité dans le centre du pays cette semaine a entrainé des victimes civiles et militaires que le gouvernement a décidé d’honorer à travers un deuil national décrété à compter de ce jeudi 15 octobre.

« Le Chef de l’Etat a décrété trois jours de deuil national à compter du jeudi 15 octobre 2020 à 00 heure, à la suite de l’attaque du mardi 13 octobre 2020 du poste des Forces armées et de Sécurité de Sokoura, Cercle de Bankass, ayant fait des victimes civiles et militaires »

A annoncé le gouvernement malien dans un communiqué publié à l’issue d’un conseil des ministres.

Mardi, des hommes armés non identifié avaient attaqué une position des forces armées maliennes (Fama) de la localité de Sokoura, près de la frontière avec le Burkina Faso. Au moins 13 soldats et 12 civils ont été tués dans cette attaque.

Les attaques terroristes se poursuivent après la libération de prisonniers jihadistes ou présumés jihadistes. Les familles de victimes témoignent.

« Les mauvaises personnes qui ont tué mon fils, il a été dit qu’ils ont été libérés. Ceux qui ont été relâchés sont plus d’une centaine. C’est beaucoup trop en échange d’une seule personne. Très sincèrement, ça me fait mal. Il se peut qu’après leur libération, ils chercheront d’autres personnes pour mener des attaques. Je ne suis pas la seule, et je pense que tout le monde a peur de cette situation. »

« Il faut tout mettre en œuvre pour trouver des solutions et avoir de l’entente. Sinon, beaucoup trop de Maliens sont morts ! »

« Ces populations… ils n’en peuvent plus, ils n’en peuvent plus parce qu’ils veulent un retour de l’État, ils veulent un retour de l’administration, ils veulent qu’on rouvre les écoles, des centres de santé et surtout avoir accès aux projets de développement. »

Aminata Dicko, présidente au Mali de l’observatoire Kisal une organisation de défense et de protection des droits humains au Sahel

Lire aussi : Côte d’Ivoire – Début de la campagne électorale : Les observateurs craignent une forte abstention

Depuis plusieurs années, les morts se comptent par centaines au Mali et les familles s’inquiètent. En 2019, l’armée malienne subissait l’une des attaques les plus meurtrières de son histoire. Que ce soit pour la libération d’otages ou des négociations plus poussées avec les terroristes, la question du dialogue est sur toutes les lèvres pour retour effectif de la paix.

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