Maltraitance des enfants : « Le monstre » brûlait la joue et les lèvres de sa fille

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Pour avoir fait vivre l’enfer à sa propre progéniture et avoir menacé de mort son grand frère, le dénommé Alfred Ousseynou Cissokho a été conduit ce mercredi 9 juin 2021 par devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.

Contre toute attente, sa fille de 15 ans et son jeune garçon ont fait des révélations qui font froids dans le dos concernant le traitement dont ils font l’objet dans la maisonnée. Les photos présentées au tribunal vont également dans le sens des révélations.

Jugè devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, pour avoir maltraité sa fille de 15 ans et son fils , le mis en cause a affirmé pendant le procès « Fatima, je t’aime, je ne vais jamais te maudire » comme pour affirmé son pardon qu’il accorde à sa fille qui juge à la Base de son malheur.

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Alfred Ousseynou Cissokho, en plus du chef de coups et blessures volontaires, il a aussi comparu pour menaces de mort sur la personne de son frère aîné Joseph Cissokho, Père de 8 enfants.

Selon les témoignages glaçants de sa fille Fatima Yolande son géniteur saisie toutes les occasions possible afin de lui faire subir des sévices ; ce qui la même poussée plusieurs fois à fuguer et à passer plusieurs jours dans la rue. Lorsque qu’elle revenait à la maison à défaut de l’inciter à ne plus le faire , son père reprenait de plus belle Les châtiments corporels .

Dans la nuit du 18 au 19 mai, jeune élève en classe de 5e , Fatima raconte que son père l’a rouée de coups, puis l’a déshabillée.

« J’étais toute nue devant mon petit frère. Au-delà de cette humiliation, il a chauffé un couteau qu’il a déposé sur ma lèvre », selon les dires de la jeune de la jeune fille.

Cette confession a suscité de l’indignation générale dans la salle 1 du tribunal de grande instance de Dakar au Sénégal . Vêtue d’une chemise noire décorée de fleurs de couleur beige et d’un jean, c’est avec un visage qui présente les stigmates des sévices que lui fait subir son père qu’elle s’est présentée à la barre du tribunal . Notons qu’Elle peinais à regarder son géniteur dans les yeux , elle gardait plutôt la tête baissée .

Entendu à son tour, Moustapha Pierre Cissokho frère cadet de Fatima a soutenu qu’il lui arrive de s’attirer également les foudres de son daron. « Il ne m’a jamais maltraité, comme il le fait avec ma grande sœur », a-t-il affirmé comme pour essayé de disculper son père déjà dans les mailles du filets de la justice sénégalaise avec les photos consignées dans le dossier qui attestent suffisamment de la violence des coups qu’il reçoit, à chaque fois, qu’il avait le culot de mettre en colère son père. Des images insoutenables qui attestent sans nul doute de la grande cruauté de son père.

Le mis en cause en est même arrivé à menacer de mort son grand frère qu’il accuse d’avoir caché sa fille .

Alfred Ousseynou Cissokho, qui a été mis en prison depuis quelques jours avec la tenue du procès , a déclaré pour sa défense : « Naturellement, quand ils font des choses qui ne sont pas normales, je les punis. Je reconnais que, parfois, il m’arrive de m’emporter ». Il a cependant contesté les faits, soutenant qu’avec le Covid, il n’arrive plus à joindre les deux bouts. Malgré cela, si l’on se fie à ses déclarations, il tente tant bien que mal de bien s’occuper de ses 8 enfants. Mais, à l’en croire, sa fille aînée est difficile à contrôler. D’après lui, elle a l’habitude de fuguer et c’est ce qui le met en colère. Néanmoins, il a promis, sous le regard méprisant de sa fille :

« Dès que je serai libre, j’amènerai les enfants voire un psychiatre. Je vais même chercher des prières pour ma fille, afin qu’elle change. J’aime mes enfants ».

Mais ses bonnes intentions étaient vraiment négligeable face au témoignage accablant de son grand frère …. A l’en croire, la fille était dans un piteux état, quand elle avait toqué à sa porte, le soir où son père a brûlé sa lèvre. Mieux encore, le témoin a affirmé, qu’en 2015,un jour, alors que le jeune garçon Moustapha , jubilait après avoir marqué un but. Il avait soulevé son maillot, laissant apparaître inconsciemment ses cicatrices. « Interrogé, il m’avait dit que c’était son père qui en était l’auteur ».

Venu à la barre avec les enfants dont il assure désormais la garde depuis l’inculpation de leurs pères , Joseph Cissokho renseigne que son frère a l’habitude de tabasser violemment ses enfants.

« A chaque fois que notre mère, qui a 75 ans et qui vit en France, lui demande d’arrêter de torturer ses enfants, il refuse de l’écouter. Quand Fatima Yolande a fait sa dernière fugue, il est venu chez moi, armé d’une machette. Il réclamait sa fille et menaçait de me tuer, si je refusais de lui dire où j’ai caché son enfant. N’eut été les voisins, il allait me tuer », a étaler Joseph Cissokho, grand frère , du mis en cause .

Le prévenu a nié, tout en bloque tout en admettant s’être rendu chez son frère. Contenant à peine sa colère contre son grand frère qui l’a dénoncé, il a fulminé :

« Il ne s’est jamais préoccupé de moi et de ma famille. Quand ma fille prend la fuite, elle ne va jamais se réfugier chez lui. Il ne garde même pas ses enfants chez lui. Pourquoi veut-il prendre les miens ». La fille s’est opposé quant à elle à la requête du papa qui veut continuer d’avoir la garde des enfants

A la suite du parquet qui a requis l’application de la loi pénale, le conseil de la partie civile a sollicité une application bienveillante de la loi pénale pour son client. Le conseil, qui habite dans le même quartier que le prévenu, a soutenu que son client est un homme discret et courtois qui entretient de bonnes relations avec le voisinage. Selon l’avocat, le malaise est plus profond que ce veut faire croire le frère de son client.

« Il ne fait plus partie de leur congrégation. C’est la raison pour laquelle, on lui en veut. Je ne vais pas en dire plus », laisse entendre Me Babacar Mbaye.

L’affaire a été mise en délibéré, le tribunal rendra sa décision le 15 juin 2021 .

Akanza Pascal

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