Maroc : Le peuple révolté contre l’état, voici la raison

Maroc peuple révolté Omar Radi
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Au Maroc, en janvier de cette année, la Ligue marocaine des droits de l’homme a mis en garde contre une atteinte à la liberté d’expression dans le pays suite à l’arrestation de 15 journalistes, blogueurs, rappeurs et utilisateurs de médias sociaux survenus ces derniers mois.

Dans le lot, le cas du journaliste d’investigation et militant des droits de l’homme Omar Radi retient l’attention des Marocains.

La justice marocaine a annoncé la semaine dernière avoir ouvert une enquête sur ce journaliste qu’elle suspecte de bénéficier de “financements de l’étranger” en lien avec des “services de renseignement”. Les autorités marocaines le soupçonnent de “liens avec un officier de liaison d’un pays étranger” qui a travaillé “sous couvert diplomatique depuis 1979 dans plusieurs régions de tensions” dans le monde.

Le peuple marocain soutient le journaliste

Interpellé dimanche soir pour “ivresse publique et violences” puis placé en garde à vue à Casablanca, Omar Radi a été interrogé par un juge d’instruction. Au jour de son interrogatoire, le journaliste a pu compter sur la présence de manifestants, venus devant la cour d’appel de Casablanca pour exiger sa libération et critiquer ce qu’ils appellent une atteinte à la liberté d’expression au Maroc.

Le père d’Omar, Driss Radi, a déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi son fils avait été arrêté :

« Nous espérons voir et mettre fin à cette farce. Que signifie détenir en prison une personne qui offre toutes les garanties pour assister à son procès ? C’est une erreur. Regardez le niveau de solidarité locale et internationale avec lui. Toutes les accusations portées contre lui sont fabriquées de toutes pièces. Personne ne pourrait les croire ».

Jugé pour la première fois en mars, Omar Radi a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour atteinte à la sécurité intérieure. Il avait critiqué dans un tweet, un juge pour avoir maintenu de lourdes peines de prison contre des manifestants anti gouvernement. Il est également accusé de « réception de fonds étrangers et de viol.

Emprisonné depuis le 29 juillet, il a nié toutes les accusations.

“Je n’ai jamais été et ne serai jamais au service d’un pouvoir étranger (…) je ne suis ni un espion ni un agent payé par un fonds étranger”, a réagi le journaliste dans un communiqué publié samedi sur son compte Facebook

En dehors du tribunal, les parents d’Omar se sont joints aux journalistes et aux militants des droits de l’homme pour exiger la libération de Radi et critiquer ce qu’ils appellent une atteinte à la liberté d’expression au Maroc.

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Ils ont également demandé aux autorités marocaines d’abandonner toutes les charges retenues contre le journaliste afin de lui permettre de poursuivre son travail.

Selon Amnesty International, Omar a enquêté sur des cas présumés de corruption et de liens entre des intérêts politiques et commerciaux au Maroc. Il était également un critique éminent du bilan du pays en matière de droits de l’homme.

Dans un rapport publié en juin, Amnesty International a déclaré que le téléphone du journaliste marocain Omar Radi avait été mis sur écoute dans le cadre des efforts du gouvernement pour réprimer la dissidence.

Ceci a été « catégoriquement réfuté » par les autorités marocaines, qui ont déclaré que les accusations étaient « non fondées ».

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