Octobre Rose, où en est l’Afrique dans la lutte pour la prévention du cancer du sein ?

Afrique cancer de sein
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Le pouvoir de la Rose est partout en Octobre alors que nous observons le Mois de la sensibilisation contre le cancer du sein. Cet événement annuel est plus qu’un simple moyen de recueillir des fonds indispensables pour la recherche sur le cancer du sein. 

Il contribue à accroître la sensibilisation à la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes. La grande question qui se pose, concerne la position de l’Afrique dans cette lutte mondiale.

L’Afrique est le continent avec le plus grand taux de mortalité par cancer du sein chez la femme. 

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Le cancer de sein est l’une des principales causes de décès chez les femmes dans le monde, tuant près de 43.000 personnes par an. Pourtant, environ un tiers de ces vies pourraient être sauvées si le cancer était détecté et traité tôt. 

Des programmes de dépistage pour identifier le cancer de sein à un stade précoce comme la mammographie sont maintenant disponibles dans de nombreux pays. 

Cependant, les trois quarts des décès par cancer de sein surviennent dans les pays en voie de développement. Les ressources nécessaires pour prévenir, diagnostiquer et traiter – tous les cancers en général et le cancer de sein en particulier – y sont sévèrement limitées, voire inexistantes.


L’Afrique subsaharienne reste la zone la plus affectée.

Environ 80 pour cent des 1,2 milliard d’habitants du continent, vivent sans accès adéquat à la radiothérapie de base et aux services de cancérologie connexes. Le principal problème est que les pays sub-sahariens n’ont pas les moyens d’acheter les équipements adéquats. 

Le coût des équipements est actuellement élevé et ne fait pas partie du budget disponible pour de nombreux ministères de la santé. Et même s’ils ont des projets, ils ne pourront pas acquérir tout l’équipement dont ils ont besoin.

En conséquence, l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont créé un programme commun de lutte contre le cancer axé sur les besoins des pays en voie de développement.
La Dr Margaret Chan, ex-Directrice Générale de l’OMS, explique ce que l’AIEA apporte à ce programme :


« Pour la santé publique, la complexité de la lutte contre le cancer a énormément augmenté suite au déplacement de la charge de morbidité des sociétés riches vers les sociétés moins riches. 
Une trentaine des pays en développement, dont 15 en Afrique, ne possèdent même pas un seul appareil de radiothérapie. Dans certains pays africains, seuls 20% des patients survivent à des cancers, comme le cancer du col de l’utérus, qui sont hautement guérissables ailleurs dans le monde. 
L’AIEA offre une expertise inégalée en médecine radiologique, une composante vitale du diagnostic et du traitement du cancer. Pour une agence qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2005, je trouve que c’est une utilisation vraiment noble et pacifique de l’énergie nucléaire. »

En Afrique Subsaharienne, les décès annuels dus au cancer de sein devraient presque doubler d’ici 2030.

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La majorité des pays manquant de dispositifs dans leurs centres médicaux, peu importe qu’il s’agisse d’un hôpital de campagne ou de ville. 
La solution à ce problème, selon l’OMS, serait d’encourager les fabricants à simplifier leurs conceptions, à rendre les équipements plus abordables et plus adaptés aux conditions des pays Africains. 

Actuellement, un package complet pour un pays en voie de développement coûterait 3 ou 4 millions de dollars en équipement nécessaire pour mettre en place une clinique de radiothérapie. 
C’est un autre domaine dans lequel l’OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour développer des réseaux de formation et de mentorat, et des partenariats public-privé innovants pour améliorer la santé publique. Et éradiquer le cancer de sein du continent Africain.

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