Que font ces Angolais dans les rues de Luanda ?

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Ils étaient près de 200 a manifesté samedi à Luanda pour réclamer le départ d’Edeltrudes Costa, un proche du président angolais Joao Lourenço. Un mouvement de colère qui intervient après qu’une télévision portugaise ait accusé Costa de détournement de fonds publics.

Selon la télévision TVI, plusieurs contrats publics dont le juteux contrat de la rénovation des aéroports angolais, aurait été confié à des entreprises dirigées par le bras droit du président. Celui-ci aurait alors transféré ces fonds publics sur des comptes offshore, qui aurait servi à acquérir des propriétés luxueuses.

Des révélations qui ont choqué l’opinion angolaise.

« Nous sommes à nouveau ici, pour manifester contre un nouveau voleur dans notre pays. Nous ne pouvons pas accepter cette injustice. Nous n’avons pas étudié pour que l’on se joue comme ça de nous! «  Explique Geraldo Dala, un des organisateurs de la manifestation. Un masque aux couleurs du pays sur le visage, il défile à Luanda. « Nous sommes ici, la police nous bloque le passage, et nous devons atteindre le palais présidentiel pour montrer notre mécontentement », continue Dala.

Teresa Luterking, une militante pour les droits de l’homme est elle aussi venue manifester.

« Nous sommes là pour demander notre liberté, rendez nous notre pays ! Un des devoirs du Président de la République est de combattre la corruption, alors nous demandons à ce qu’il commence avec celui avec qui il partage un bureau, avec qui il partage la même table ! Encore une fois les gens doivent se réveiller, notre Dieu n’aime pas les idiots ! 45 ans c’est trop long, nous voulons que notre pays soit rétabli ! » exige Luterking.

Corruption d’hier, corruption de demain ?

Après 38 ans au pouvoir, Dos Santos avait désigné Lourenço comme son dauphin. Arrivé en pouvoir en 2017, le président Lourenço avait lancé une vaste campagne anti-corruption contre les proches de l’ex-président José Eduardo dos Santos, dont ses enfants.

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En août, son fils José Filomeno dos Santos a été condamné à cinq ans de prison pour avoir détourné des fonds provenant du pétrole du fonds souverain de l’Angola, qu’il a supervisé de 2013 à 2018.

Sa demi-soeur Isabel dos Santos fait l’objet d’une enquête sur une longue liste d’accusations de mauvaise gestion, détournement de fonds et blanchiment d’argent concernant la période où elle administrait la société pétrolière publique Sonangol.

Mais cette fois-ci, c’est pourtant bien dans le cercle rapproché du Président Lourenço que se pose des soupçons.

Ni le chef de l’État ni son bras droit n’ont commenté ces accusations passées presque inaperçues au Portugal, mais qui ont choqué en Angola où, en dépit d’importantes richesses pétrolières et minières, une grande partie de la population vit dans la pauvreté.

Avec AN

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