Que représente le « mardi » dans l’histoire du Mali ?

Mardi Mali
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Les « mardis » sont des journées culte pour le Mali. Ce pays enclavé de l’Afrique occidentale semble avoir un lien très mystérieux avec le deuxième jour de la semaine.

À 60 ans d’indépendance, nous savons que le Mali est l’un des pays les plus riches en historiques tant culturelles que politique. La situation géopolitique du Mali marquée par des guerres et des coups d’État laissent une réflexion assez pertinente sur l’avenir du pays. Mais aussi, lorsqu’on commence à s’intéresser aux différentes dates des évènements marquants l’histoire du Mali, notamment les quatre (4) coup d’états qui ont bouleversé la situation politique du pays, le mardi devient une journée très particulière. Que pourrait bien représenter la journée du mardi dans l’histoire du Mali ?

4 coups d’états, tous survenus un mardi

Le tout premier coup d’État au Mali survenu le 19 novembre 1968 et dirigé par le lieutenant Moussa Traoré, 8 ans après le règne de Modibo Keita, père de l’indépendance s’est déroulé un MARDI.

Ce mardi là, à la tête d’un groupe de quatorze militaires de la caserne de Kati, point de départ d’autres coups d’Etat militaire qui suivront, le lieutenant Moussa Traore dirige la junte militaire qui réussit son coup d’État sans effusion de sang et sans victime. Il annonce alors sur les ondes de Radio – Mali que « l’heure de la liberté a sonné » et que « le régime dictatorial de Modibo Keïta a chuté ».

Le second coup d’État qui renversait Moussa Traore après 23 ans de gouvernance s’est produite un MARDI.

Mardi Mali coup d'état
Le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré

Ce mardi-là Un groupe de militaire mené par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renverse le général président qu’ils mettent aux arrêts le 26 mars 1991. Il sera jugé et condamné à mort en 1993. Un comité transitoire pour le salut du peuple est créé et l’UDPM dissoute. Un civil, Soumana Sacko est nommé chef du gouvernement.

Le troisième coup d’État survenu en 2012 s’était produite un MARDI

Ce mardi là, deux mois avant la fin du deuxième mandat d’ATT (Amadou Toumani Touré), un groupe de militaires de Kati le renverse dans la nuit du 21 au 22 mars 2012. A la tête du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE), le capitaine Amadou Sanogo s’insurge contre la gestion de la rébellion touareg dans le nord du pays.

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Amadou Sanogo suspend les institutions et la constitution et instaure un couvre-feu. Mis sous pression par la CEDEAO et les bailleurs du Mali, il rétablit la constitution de 1992 ainsi que les institutions du pays. Ce qui place le président de l’Assemblée nationale Dioncounda Traoré comme président par intérim du Mali conformément à une disposition de la constitution malienne.

Mardi coup d'état mali
Amadou Sanogo

Mardi 18 août 2020

Le mardi 18 août au matin, des tirs sont entendus dans deux camps militaires à Kati, devenu le point de départ des putschs au Mali. Des informations font état d’une mutinerie mais au bout de quelques heures, plusieurs personnalités du régime d’Ibrahim Boubacar Keita sont arrêtées.

Le Premier ministre Boubou Cissé tente d’établir le dialogue avec les militaires en vain. A 16h 30, le président et son Premier ministre sont arrêtés. En ce moment l’identité des putschistes n’est pas encore totalement connue.

Vers minuit, IBK annonce sa démission en disant qu’il ne voulait pas « que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir ». La junte militaire revendique le coup d’Etat et annonce sa volonté de mettre en place un régime de transition dans une allocution de son porte-parole, le colonel Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. Les Maliens voient pour la première fois les hommes derrière le putsch.

MArdi Mali Assimi Goïta
Assimi Goita, chef de la junte auteur du putsch du mardi 18 aout 2020

En plus du colonel Wagué, les colonels Assimi Goita, Malick Diaw et Sadio Camara; tous de Kati, sont les instigateurs de la démission force de IBK. Ils soutiennent que les Maliens ont perdu l’espoir après « l’escalade de l’insécurité et la mauvaise gouvernance ».

Au mali, les mardis sont sacrés, et tout peut arriver un mardi.

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