Racisme : Pourquoi « Tintin au Congo » est-elle toujours célébrée et disponible à la vente ?

Tintin au Congo
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La bande dessinée « Tintin au Congo » fait partie des albums ayant engrangé plus de succès dans le monde. Toutefois il est aussi important de relever qu’elle porte les germes de sa propre disparition qui serait fondée sur le racisme et la xénophobie.

Depuis, beaucoup se demandent toujours pourquoi « Tintin au Congo » n’est-il pas enterré une fois pour de bon ? Mais après tout, si cette disparition n’est pas encore d’actualité c’est peut-être parce qu’il y a des raisons qui ne sont peut-être pas connues de tous.

Les Noirs vus comme de grands enfants

Tintin au Congo racisme

Au cours de ses aventures au Congo, Tintin va très vite se lier d’amitié avec un enfant du pays qu’il appelle « Coco ». Pour imaginer ce personnage, Hergé va s’inspirer de photos d’explorateurs qu’il trouve dans plusieurs magazines belges de l’époque. L’une d’entre elles marque particulièrement Hergé, il s’agit d’une photographie de l’explorateur anglais Henry Morton Stanley, photographié avec un enfant noir, son « boy ».

A l’époque, l’usage veut que les colons disposent d’un « homme à tout faire », un serviteur que l’on tutoie et qui sert la famille du colon, sans nécessairement recevoir de salaire en retour.

Tintin au Congo racisme

Le « boy » est souvent un enfant, parfois un adolescent. Mais dans l’album d’Hergé, Coco est plus le compagnon de voyage de Tintin que son serviteur. Il sert de guide au jeune reporter, et les deux amis partagent leur repas ensemble. Pour Philippe Goddin, l’apparition de cet enfant « Coco » préfigure les liens d’amitié que Tintin tisse avec des enfants dans les albums qui suivront : 

Coco accompagne Tintin, on ne sait pas très bien d’où il vient, comme tous les amis de Tintin. C’est le même genre d’amitié qu’il nouera avec Tchang dans « Le Lotus bleu », le petit Zorino dans « Le Temple du soleil », ou avec Abdallah dans « Coke en stock », même si c’est un enfant turbulent. La relation avec les enfants est importante dans les albums d’Hergé. Philippe Godin

La méconnaissance de l’Afrique par les Européens 

Tintin au Congo

Sur les conseils du directeur du Petit Vingtième, Hergé entreprend alors l’écriture de Tintin au Congo. À l’époque, le dessinateur a 22 ans, et n’a jamais mis les pieds en Afrique. Contrairement au travail de documentation qu’il entreprendra pour Tintin et le lotus bleu quatre années plus tard avec l’aide de son ami Tchang, pour Tintin au Congo, Hergé se contente des quelques articles de presse sur le Congo qu’il découpe ici et là. À l’époque, les principales sources de Georges Remi sont celles des grands explorateurs, comme Henry Morton Stanley, qui explora le Congo pour le roi des Belges, Léopold II, comme le souligne Philippe Goddin, spécialiste de Tintin, et auteur des Tribulations de Tintin au Congo :

Hergé a commencé à se documenter pour les Soviets et le Congo, mais il avait peu de choses à sa disposition, il a découpé quelques articles dans des revues qu’il va utiliser pour planter le décor, avoir des précisions sur les tenues des colons à l’époque… En Belgique, les conversations allaient bon train sur le Congo, il y avait des colons qui rentraient souvent en Belgique, mais les mentalités étaient évidemment des mentalités de coloniaux. Philippe Goddin 

Un album de commande

Si Tintin au Congo demeure l’un des plus gros succès d’Hergé, l’idée d’envoyer le jeune reporter en Afrique n’était pourtant pas celle du bédéiste belge, mais d’un certain Abbé Wallez.

En 1925, Hergé, qu’on appelle encore Georges Remi, est engagé comme dessinateur pour le journal Le Petit Vingtième, supplément hebdomadaire au journal belge Le Vingtième Siècle destiné à la jeunesse. 

De bonnes raisons qui crédibilisent toujours la vente de la bande dessinée ?

Malgré les critiques racistes et xénophobes, la bande dessinée de Tintin au Congo reste disponibles sur presque toutes les plateformes de vente comme ebay, Amazon, fnac et bien évidemment sur le site tintin.com . De quoi faire penser aux détracteurs que le caractère raciste de l’œuvre est moins important que son potentiel commercial ?

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