Sophie Pétronin enfin libérée : voici le récit du dénouement

Sophie Pétronin
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La libération de l’humanitaire Sophie Pétronin a été confirmée ce jeudi soir par la présidence du Mali.

Âgée de 75 ans, la franco-russe avait été enlevée par des hommes armés en 2016, à la veille de Noël, dans le nord du Mali.Voici le récit de ce dénouement tant attendu.

Elle est apparue pour la dernière fois dans une vidéo diffusée en 2018 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à al-Qaida. Faisant appel à Emmanuel Macron, l’humanitaire semblait fatiguée et éprouvée. Pour justifier l’enlèvement, les ravisseurs de Sophie Pétronin l’accusent de «prosélytisme religieux».

Mobilisation de ses proches

Ses proches se sont mobilisés sans désemparer pour sa libération, pressant à différentes reprises le gouvernement français à ne pas l’oublier.

Le fils de Sophie Pétronin avait toutefois assuré que si l’humanitaire est bien «croyante», elle n’a en revanche jamais essayé de convertir qui que ce soit, cette dernière se contentant de dire autant «que Dieu vous bénisse» que «inch Allah».

Mobilisé depuis le premier jour, mais d’emblée très critique envers l’action de l’Etat, Sébastien Pétronin avait dénoncé dans un livre paru l’année dernière («Ma mère, ma bataille» Ed. Fayard) le refus des autorités françaises de verser une rançon «à six chiffres», pour faire libérer sa mère.

Une libération liée à celle de l’opposant malien Soumaïla Cissé

Si l’humanitaire est la dernière française détenue dans le monde et Soumaïla Cissé est quant à lui la figure politique d’envergure nationale.

Soumaïla Cissé a été kidnappé le 25 mars dernier. Il était alors en campagne pour  les élections législatives maliennes, dans son fief électoral de Niafounké, dans la région de Tombouctou. Son enlèvement a renforcé la mobilisation contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a fini par être renversé, le 18 août.

Sophie Pétronin libre grâce à un échange d’otages

Plus d’une centaine de djihadistes, emprisonnés au Mali, ont été libérés entre ce week-end et mardi (206 selon un organe de communication d’Al-Qaida).

Les jihadistes prisonniers avaient servis de monnaie d’échange et avaient été acheminés par avion puis laissés libres dans le secteur de Niono, au centre du pays et dans la région de Tessalit, au nord.

Une libération rendue possible par les autorités maliennes et françaises

Selon la présidence du Mali, qui annonce l’heureuse nouvelle sur Twitter, les deux ex-otages sont en route pour Bamako.

Dans un communiqué, l’Elysée de son côté indique qu’Emmanuel Macron «a appris avec un immense soulagement» la libération de Sophie Pétronin et «adresse un message de sympathie à sa famille et à ses proches». Le président salue également la libération de Soumaïla Cissé.

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