Tuerie dans une école au Texas: Ce que l’on sait de l’agresseur

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Tuerie dans une école au Texas: Ce que l'on sait de l'agresseur
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Salvador Ramos, un jeune homme de 18 ans, a attaqué une école primaire d’Uvalde, tuant une vingtaine de personnes dont 19 élèves.

L’énième drame d’une interminable litanie. Mardi 24 mars, à Uvalde, au Texas, un jeune homme a commis une nouvelle tuerie de masse en milieu scolaire. À la Robb Elementary School, Salvador Ramos a tué 21 personnes, dont 19 élèves âgés d’une dizaine d’années, avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

Un massacre qui a provoqué l’émoi aux États-Unis, à commencer par l’émotion du président Joe Biden, qui a promis de “transformer la douleur en action” en s’attaquant enfin au très puissant lobby des armes à feu. Afrikbuzz vous résume, au lendemain de cette tragédie, ce que l’on en sait.

  • L’auteur: Salvador Ramos

Âgé de 18 ans, Salvador Ramos portait au moins un fusil et une tenue militaire au moment où il s’est attaqué à l’école élémentaire d’Uvalde, située à une centaine de kilomètres de la frontière mexicaine et fréquentée à 90% par des élèves hispaniques. Un peu plus tôt, plusieurs médias américains rapportent qu’il avait ouvert le feu contre sa grand-mère, lui qui vivait chez ses grands-parents. Celle-ci a été grièvement blessée et qui a dû être héliportée pour être prise en charge par les secours. 

Le jeune homme, né dans le Dakota du Nord d’après le sénateur local Roland Gutierrez, avait été scolarisé au lycée à Uvalde. Toujours selon l’élu, il avait profité de fêter ses 18 ans pour acquérir de manière légale deux fusils d’assaut de type AR-15, déjà malheureusement célèbres pour avoir été fréquemment utilisés dans des drames de ce genre. 

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En revanche, les premiers rapports des autorités ne permettent pas de connaître les motivations du tireur, au-delà d’un “incident domestique” chez ses grands-parents qui aurait pu déclencher ses envies meurtrières. “C’est juste un être mauvais qui a fait feu sur des enfants sans aucune raison”, a décrit un porte-parole de la police.

“Nous travaillons pour savoir si cette école était une cible définie”, a ajouté le porte-parole, précisant que dans la matinée de ce mercredi 25 (à la mi-journée heure française), “aucun ami, aucune petite-amie, aucune affiliation à un gang” n’avait pour l’heure été découverte pour établir un profil. 

  • Ce qu’il s’est passé  

Le tireur a tué ses victimes “d’une façon atroce et insensée”. Voici ce qu’a déclaré le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, après que Salvador Ramos a été abattu. Il s’agissait -déjà- de la 27e fusillade en milieu scolaire depuis le 1er janvier. 

Après avoir fait feu au domicile de ses grands-parents, en fuite, Salvador Ramos a foncé avec son véhicule dans un fossé non loin de l’école d’Uvalde. Là, il a immédiatement fait face à la présence de membres des forces de l’ordre, a décrit un porte-parole des autorités du Texas sur CBS. “Alors qu’il était en train d’essayer de pénétrer dans l’école, nous avons reçu des premières alertes de la part de la police locale”, a-t-il relaté. 

Très rapidement, les policiers municipaux d’Uvalde, les agents de sécurité de l’école et des patrouilleurs texans ont entendu des tirs, le jeune homme entrant dans l’établissement en faisant feu à la grille. Au Washington Post, des sources officielles expliquent que deux policier locaux et un agent de sécurité scolaire ont tiré en direction du jeune homme sans parvenir à l’empêcher d’entrer.  ”À ce moment-là, plusieurs officiers ont été touchés par balles”, rapporte toujours le porte-parole. Acculé par l’arrivée rapide des forces de l’ordre, Salvador Ramos s’est alors barricadé dans une salle de classe où il a ensuite tiré sur les élèves et les deux enseignantes qui s’y trouvaient.  

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Dans le même temps, alors en nombre trop faible pour lancer l’assaut contre la salle de classe, les forces de l’ordre se sont attachées à mettre en sûreté les autres occupants du bâtiment, notamment grâce à l’aide de professeurs qui ont brisé les vitres des salles de classe pour permettre à leurs élèves de se mettre à l’abri. 

Après quelques minutes, une équipe d’intervention composée de différentes troupes (locales, de l’État du Texas et fédérales) est finalement arrivée sur place et a pu briser la barricade. Un policier au moins a été blessé par des tirs, mais ces forces sont alors parvenues à neutraliser le tireur. 

  • Les victimes: 21 morts dont 19 élèves

Ils s’appelaient Xavier, Uziyah, Nevaeh ou Rogelio. Dans son attaque, Salvador Ramos a tué 21 personnes: 19 élèves âgés d’une dizaine d’années et qui étaient tous scolarisés dans la même classé d’après les officiels texans, et deux enseignantes, Irma Garcia et Eva Mireles, qui tentaient de protéger les enfants.

Selon les hôpitaux texans où ont été répartis les blessés, une douzaine d’enfants ont également été blessés. 

Un carnage qui a traumatisé la communauté dans cette petite ville de 16.000 habitants, à l’ouest de San Antonio. Immédiatement après les faits, des rassemblements en hommage aux victimes ont eu lieu à proximité de l’école, et ce mercredi, c’est l’abattement qui régnait sur place, les journalistes et les enquêteurs étant les seuls à troubler l’ambiance lugubre. 

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L’école élémentaire doit désormais rester fermée jusqu’aux vacances estivales, par ordre des autorités scolaires. 

  •  Une immense émotion et une colère partagée

“Quand, pour l’amour de Dieu, allons-nous affronter le lobby des armes?” Cette phrase n’a pas été prononcée par un parent d’élève ou un enseignant ayant survécu à cette nouvelle tuerie de masse en milieu scolaire, mais par Joe Biden, le président des États-Unis en personne. Un chef de l’État qui s’est dit ”écœuré et fatigué” face à l’enchaînement de drames. Et de promettre: “Il est temps de transformer la douleur en action.”

Un émoi partagé dans le monde, du pape François à Barack Obama en passant par Volodymyr Zelensky ou Emmanuel Macron. La France partage le “choc et la peine du peuple américain” ainsi que la “colère” de ceux qui s’opposent à la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis, a notamment affirmé le président français dans un tweet.

Mais aux États-Unis, ce sont surtout les célébrités qui ont fait entendre leur voix, plaidant pour une restriction plus stricte contre les armes à feu. Parmi elles, l’ancien basketteur champion NBA et actuel entraîneur à succès des Golden State Warriors Steve Kerr s’est notamment fendu d’un vibrant plaidoyer de trois minutes en conférence de presse, rappelant la récente fusillade raciste de Buffalo, où un supermarché fréquenté par la communauté afro-américaine avait été ciblé, ou l’attaque contre une église de la communauté coréenne en Californie. 

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