Un salaire princier au service d’une ambition mondiale
À 27 ans, Achraf Hakimi incarne la nouvelle génération de footballeurs-entrepreneurs. Son contrat pharaonique avec le Paris Saint-Germain, prolongé jusqu’en 2029, lui assure des revenus estimés entre 13 et 14 millions d’euros annuels, soit environ 260 000 euros hebdomadaires avant bonus. Mais ce qui distingue véritablement le Marocain, c’est sa stratégie salariale diversifiée : contrairement à certains collègues focalisés uniquement sur leur salaire de base, Hakimi a négocié des clauses de performance indexées sur les résultats collectifs du PSG en Ligue des Champions, transformant chaque qualification en aubaine financière.
Avec plus de 50 millions d’euros cumulés en salaires depuis ses débuts professionnels, le latéral se positionne parmi l’élite mondiale à son poste. Cette ascension financière fulgurante reflète son évolution sportive : de jeune espoir du Real Madrid à pilier incontournable du projet qatari parisien, chaque transfert a marqué un bond salarial significatif – 40 millions d’euros pour rejoindre l’Inter en 2020, puis 60 millions pour rallier Paris l’année suivante.
Une machine marketing transcontinentale
Au-delà du rectangle vert, Hakimi a bâti un empire publicitaire transnational. Son potentiel commercial repose sur une équation gagnante : ambassadeur du football africain, icône de la diaspora marocaine mondiale, et symbole de réussite pour des millions de jeunes. Cette triple identité le rend irrésistible pour les marques cherchant à pénétrer les marchés européen, maghrébin et subsaharien.
Le mystère entourant son partenariat présumé avec Under Armour illustre parfaitement sa stratégie médiatique : aperçu en Shadow Elite 3 (230 euros) lors d’un clasico parisien contre Marseille, sa simple photo Instagram a généré près de 300 000 likes sans annonce officielle. Cette ambiguïté entretenue crée un buzz organique bien plus puissant qu’une campagne traditionnelle. Avec des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, chaque publication sponsorisée peut lui rapporter entre 50 000 et 100 000 euros – un complément de revenu non négligeable qui échappe souvent aux radars médiatiques.
Un patrimoine immobilier stratégiquement localisé
L’approche immobilière d’Hakimi révèle une intelligence financière rarement évoquée. Plutôt que de concentrer ses investissements à Paris, ville où il évolue professionnellement, le défenseur a privilégié l’Espagne, pays où il a grandi et qui offre une fiscalité plus avantageuse pour certains types de revenus locatifs.
Via la société d’investissement Sashi Ha, spécialisée dans le marché ibérique, Hakimi a acquis deux appartements dans le sud de Madrid et une villa à Fuengirola, station balnéaire prisée de la Costa del Sol. Ce choix n’est pas anodin : Fuengirola, avec son ensoleillement permanent et sa proximité avec Marbella, représente un placement rentable sur le marché du tourisme de luxe. Ces biens, probablement loués une partie de l’année, génèrent des revenus passifs tout en prenant de la valeur dans une région où la demande immobilière demeure soutenue.
À Paris, sa résidence principale reste discrète – aucune adresse n’a fuité dans les médias, témoignant d’une volonté de préserver son intimité dans une capitale où les footballeurs du PSG sont constamment sous les projecteurs.
Une collection automobile discrète mais prestigieuse
Contrairement à certains coéquipiers adeptes des défilés automobiles sur les Champs-Élysées, Hakimi cultive une sobriété relative dans ses choix mécaniques. Sa collection, composée de modèles Lamborghini, Mercedes-Benz et Audi, privilégie la performance silencieuse à l’ostentation. Aucun véhicule personnalisé tape-à-l’œil, aucune vidéo YouTube exhibant son garage – juste des bolides élégants aperçus occasionnellement près du Camp des Loges.
Cette retenue correspond à son image publique soigneusement calibrée : celle d’un athlète professionnel avant tout, pour qui le luxe reste un attribut de la réussite plutôt qu’une fin en soi. Un positionnement marketing astucieux qui le rend plus « relatable » auprès de ses fans tout en maintenant le prestige associé à son statut.
Une fortune évaluée à 38 millions d’euros en 2026
Les estimations situent le patrimoine net d’Hakimi autour de 38 millions d’euros (environ 40 millions de dollars) début 2026. Ce chiffre, bien qu’impressionnant pour un joueur de 27 ans, le place dans une catégorie intermédiaire comparé aux superstars absolues du ballon rond. Mais l’intérêt de son profil financier réside dans sa trajectoire : contrairement aux stars vieillissantes vivant sur leurs acquis, Hakimi est en pleine phase d’accumulation, avec potentiellement une décennie de carrière au sommet devant lui.
Sa stratégie patrimoniale semble privilégier la diversification et la sécurité à long terme : investissements immobiliers tangibles, sponsorings récurrents, et vraisemblablement des placements financiers discrets gérés par des conseillers spécialisés. Cette approche prudente contraste avec certains joueurs qui dilapident leur fortune dans des projets hasardeux ou des dépenses ostentatoires.
La face cachée : Un philanthrope discret
Peu médiatisée mais significative, l’action caritative d’Hakimi révèle une autre dimension de sa personnalité. La Fondation Achraf Hakimi, axée sur l’émancipation des jeunes défavorisés via le sport et l’éducation, opère principalement au Maroc mais étend progressivement son rayon d’action. Sa nomination comme « Champion des droits de l’enfant » par l’UNICEF en 2021 témoigne d’un engagement authentique, loin des opérations de communication ponctuelles.
Ses interventions en Tanzanie, moins connues du grand public, illustrent une vision panafricaine de la solidarité. En gardant ces initiatives confidentielles, Hakimi évite l’écueil du « charity washing » tout en construisant un héritage qui transcende les trophées sportifs.
Vie privée : Entre médiatisation et démenti
Le divorce d’avec l’actrice espagnole Hiba Abouk en 2023, après trois ans de mariage et deux enfants, a propulsé Hakimi dans une tempête médiatique inattendue. La rumeur virale selon laquelle il aurait transféré tous ses biens au nom de sa mère pour éviter le partage conjugal – baptisée « faire un Hakimi » sur les réseaux sociaux – s’est révélée être une fake news absolue, démentie par tous les médias sérieux.
Cette histoire, aussi fausse soit-elle, soulève une question fascinante : pourquoi a-t-elle rencontré un tel écho ? Probablement parce qu’elle résonnait avec des stéréotypes culturels et une fascination morbide pour les stratégies financières des célébrités lors de divorces. Le démenti, bien que factuel, n’a jamais totalement éteint le mythe dans l’imaginaire collectif numérique.
Aujourd’hui, Hakimi semble avoir tourné la page, concentré sur sa carrière et ses enfants, préservant jalousement ce qui reste de sa vie privée loin des tabloïds.
L’avenir : Un empire en construction
À l’aube de ses années les plus matures sportivement, Achraf Hakimi dispose de tous les atouts pour transformer son succès footballistique en empire durable. Avec un contrat garanti jusqu’en 2029, une notoriété mondiale croissante, et une gestion patrimoniale apparemment prudente, le Marocain incarne la figure du footballeur moderne : businessman avisé, ambassadeur culturel, et athlète d’exception.
Son véritable défi sera de maintenir cet équilibre entre excellence sportive et développement économique, tout en évitant les pièges qui ont fait trébucher tant de carrières brillantes. Si la trajectoire actuelle se confirme, Hakimi pourrait bien rejoindre le cercle très fermé des footballeurs ayant su convertir leur talent en prospérité transgénérationnelle.




