Il y a quelques années à peine, Iliman Ndiaye tapait le ballon sur un terrain boueux avec des amis. Aujourd’hui, il foule les pelouses de l’élite anglaise devant des dizaines de milliers de supporters. Une trajectoire aussi vertigineuse que ses dribbles. Plongée dans les coulisses d’une success story à la française — et à la sénégalaise.
Une fortune bâtie sur le talent et la persévérance
En 2026, la fortune d’Iliman Ndiaye est estimée entre 4,7 et 5,9 millions d’euros (soit 4 à 5 millions de livres sterling). Une somme qui n’est pas tombée du ciel : elle est le fruit d’années de sacrifices, de transfers stratégiques — Sheffield United, Marseille, puis Everton — et d’une gestion financière rigoureuse. Ce qui impressionne, c’est moins le chiffre en lui-même que la vitesse à laquelle il a été atteint. Peu de joueurs passent aussi rapidement du statut de footballeur anonyme en Championship à celui de profil bankable en Premier League.
Ce patrimoine devrait d’ailleurs continuer de croître : à 25 ans, Ndiaye est à l’aube de ses meilleures années, et ses conseillers de l’agence Classico savent pertinemment que sa valeur marchande n’a pas encore atteint son plafond.
45 000 £ par semaine : un salaire qui dit tout sur son statut
À Everton, Iliman Ndiaye perçoit environ 45 000 livres sterling par semaine, soit près de 53 500 euros hebdomadaires. Ramené à l’année, cela représente un salaire brut d’environ 2 780 000 euros avant impôts — un bond sidérant comparé à ses émoluments à Sheffield United, où il évoluait pour une fraction de cette somme.
Pour contextualiser : il y a cinq ans, Ndiaye faisait de l’auto-stop pour rejoindre un rendez-vous à Londres avec un simple sac à dos. Aujourd’hui, il perçoit chaque semaine davantage que ce que gagnent la plupart des gens en un an. Loin de s’en vanter, il semble porté par une humilité désarmante que ses proches et ses coéquipiers évoquent régulièrement.
Des primes de performances (buts, passes décisives, qualification européenne) viendraient compléter ce salaire de base, portant ses revenus réels encore plus haut lors des bonnes saisons.
Adidas, Paix et Sport, et d’autres : les sponsors qui lui font confiance
Au-delà du terrain, Ndiaye génère des revenus grâce à des partenariats commerciaux. Adidas est son équipementier principal : il chausse les F50 Elite lors de chaque match, une visibilité internationale non négligeable que la marque rémunère grassement. Les experts du secteur estiment ce type de contrat entre 150 000 et 400 000 euros annuels pour un joueur de son niveau.
Mais ce qui distingue véritablement Ndiaye de ses pairs, c’est son engagement au-delà du ballon. En 2024, l’organisation Paix et Sport l’a nommé « Champion de la Paix » pour son travail auprès des jeunes au Sénégal. Une distinction qui ouvre la porte à des partenariats avec des ONG et des institutions, un territoire que peu de footballeurs de sa génération explorent avec autant de sincérité.
Son agence Classico devrait continuer à élargir son portefeuille de sponsors dans les prochaines années, notamment vers des marques africaines souhaitant s’appuyer sur son image biculturelle franco-sénégalaise.
Ioana, Naya, et les autres : une famille qui le garde les pieds sur terre
Iliman Ndiaye est marié à Ioana Ndiaye, influenceuse active sur Instagram, avec qui il partage une histoire d’amour commencée bien avant la gloire. Ensemble depuis les années de galère en divisions inférieures anglaises, ils forment un couple discret mais solide — un équilibre rare dans un milieu où les relations sont souvent éphémères.
Le couple a trois filles : Naya Amira, née en 2020/21, une deuxième en juillet 2023, et une troisième arrivée début 2025. « Le plus beau des cadeaux », a écrit Ioana après cette dernière naissance. En mai 2025, Iliman a pu fouler la pelouse de Goodison Park avec ses filles — un moment qu’il a qualifié d’« inoubliable » sur Instagram, promettant de construire un héritage pour elles.
Ioana joue un rôle central dans la stabilité émotionnelle du joueur. C’est elle qui a accompagné chaque transfert — de Sheffield à Marseille, puis à Liverpool — sans jamais vaciller. Dans un sport qui dévore le temps personnel, cette constance est précieuse. Pas de scandale, pas de rupture fracassante : juste une famille qui avance, match après match.
Maison et cadre de vie : discrétion, mais standing assumé
Si Ndiaye ne s’étale pas sur ses possessions, son niveau de vie a clairement évolué. Installé dans la région de Liverpool depuis son arrivée à Everton, il réside selon toute vraisemblance dans l’un des quartiers résidentiels prisés des footballeurs du club, comme Formby ou Southport — des adresses dont les propriétés oscillent entre 800 000 et 2 millions d’euros.
Loin des villas ostentatoires que certains de ses collègues affichent sur les réseaux, Ndiaye semble privilégier un cadre familial fonctionnel et chaleureux, à l’image de sa personnalité. Ses racines rouennaises et ses liens avec ses huit sœurs — avec qui il maintient des appels vidéo réguliers — rappellent qu’il n’a jamais coupé le lien avec son histoire.
Voitures : le goût du beau, sans excès
Peu de détails filtrent sur le garage de Ndiaye, mais les footballeurs de Premier League à son niveau de salaire disposent généralement de deux à trois véhicules d’une valeur totale de 200 000 à 400 000 euros. On imaginerait volontiers un SUV de luxe pour les déplacements familiaux — un BMW X7 ou un Range Rover — accompagné d’un coupé sportif pour les sorties sans les enfants.
Ce qui est certain, c’est que Ndiaye ne semble pas être du genre à collectionner les supercars pour alimenter son compte Instagram. Son image sobre et authentique tranche avec les excès de certains, et c’est précisément ce qui renforce sa cote de popularité.
L’homme derrière le joueur : griots, échecs et sets de DJ
Ce qui rend Ndiaye fascinant, c’est ce que l’on ne voit pas sur le terrain. Avant chaque match, il écoute des chants de griots sénégalais — une habitude héritée de la collection de vinyles de son père, une façon de puiser dans ses racines pour affûter sa concentration. À Sheffield, il mixait lors de soirées privées, mêlant afrobeats et grime, ce qui lui a valu le surnom affectueux de « Maverick ». Passionné d’échecs, il attribue à ce jeu sa capacité à lire les espaces sur un terrain de football.
Sa célébration impertinente après son but contre Tottenham est devenue un mème viral. Sa série YouTube « My Story » dévoile l’adolescent qui faisait de l’auto-stop pour rejoindre Londres à 14 ans. Ces fragments d’humanité, accumulés, dessinent le portrait d’un homme qui n’a jamais oublié d’où il vient — et qui construit avec méthode là où il veut aller.
De 0 à 5 millions d’euros en moins d’une décennie. L’histoire d’Iliman Ndiaye n’est pas seulement une success story footballistique : c’est le récit d’un homme qui a su transformer chaque obstacle en tremplin, avec sa famille comme boussole et ses racines comme carburant.




